En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour nous permettre de réaliser des statistiques de visites. En savoir plus sur la gestion de vos cookies.

La Boule de fort (Photo 1 sur 20)

Bois ou plastique

23.03.2011 - © PB. Fourny

À l’origine, les boules étaient en bois. Aujourd’hui, la plupart sont en plastique. Chaque joueur possède sa paire. Après la partie, il les range avec soin dans une sacoche.

Les autres actualités en images

  • À l’origine, les boules étaient en bois. Aujourd’hui, la plupart sont en plastique. Chaque joueur possède sa paire. Après la partie, il les range avec soin dans une sacoche.
  • Comme son nom l’indique : la boule de fort est plus lourde d’un côté que de l’autre. Chaque boule pèse 1,3 kg pour 12 cm de diamètre.
  • Autre caractéristique de la boule de fort depuis le début du XXe siècle : son cerclage en fer, effectué autrefois par les forgerons. 
  • « Le Cercle de L’Union » possède une machine pour polir les boules, fabriquée avec un ancien moteur de machine à laver. Qui plus est, avant chaque lancer, les joueurs lustrent leur boule.
  • Le terrain de jeu est une piste incurvée de 24 mètres de long sur 6 mètres de large. Autrefois réalisées en terre, les pistes sont aujourd’hui en ciment, et recouvertes d’une fine couche de plastique.
  • La piste doit toujours être impeccable. À La Possonnnière, elle est nettoyée au minimum une fois par semaine avec un balai serpillière. 
  • L’origine de ce jeu très ancien reste un mystère. Certains disent que les mariniers y jouaient au fond de leur bateau. D’autres disent qu’on y jouait dans les chemins creux.   
 
  • Une simple impulsion suffit. L’art du jeu consiste à donner la bonne vitesse  à la boule pour qu’elle se rapproche du petit tout en finesse.
  • En cas de doute sur la distance entre les boules et le petit, les joueurs utilisent une bauge. C’est le premier arrivé à dix points qui gagne la partie. Un seul point d’écart suffit.
 
  • Rares sont les éclats de voix pendant une partie. Les joueurs sont concentrés sur le jeu et observent attentivement le lancer de l’équipe adverse avant d’entrer à leur tour sur la piste.
  • Les bons joueurs savent parfaitement évaluer la trajectoire que doit suivre leur boule et lui donner la vitesse adaptée.  
  • « Faire un coup chinois », « donner de la charge », « passer dans la maille », « mettre son fort au bordel » : à chaque lancer, son expression.
  • Les chaussons sont obligatoires pour accéder au jeu de boule de fort. C’est écrit dans le règlement.
  • Le Cercle de l’Union a été fondé en 1884. Les locaux construits au début du XXe siècle abritent la buvette, la salle de jeu couverte et un logement pour le concierge. On compte 312 cercles dans le Maine-et-Loire et 57 dans les départements voisins.
  • Noël Roland, dit Nono, 77 ans, ancien président, est membre du bureau depuis 52 ans. C’est la mémoire du Cercle de l’Union.
  • Pour être admis sociétaire, il faut avoir 18 ans et être parrainé par deux sociétaires. La demande est étudiée et votée en assemblée générale.
  • La plupart des membres du Cercle de l’Union sont des retraités. Pour susciter des vocations chez les jeunes, un concours est organisé avec des joueurs de l’équipe de foot et des enfants du centre de loisirs seront accueillis le mercredi.
  • Une femme vice-présidente, ça mérite d’être signalé. À la Possonnière; c’est Janine Richou qui occupe ce poste. Thierry Haudebault est le président. Ce n’est que depuis les années 1970/1980 que les femmes sont admises dans les sociétés de boule de fort.
  • Pas de société de boule de fort sans buvette. Les membres s’y retrouvent pour discuter de tout, à l’exception de la politique et de la religion, précise le règlement. La vente des consommations permet de financer l’entretien des locaux.
  • La tradition veut que les joueurs qui ne gagnent aucun point dans une partie embrassent Fanny. On dit en Anjou « biser un cul » ou encore « aller à Brion », commune dont la légende vantait autrefois sa concierge aux mœurs légères.  L'équipe d'Epiré n'a pas connu cette mésaventure puisqu'elle a remporté la finale 2011 du challenge de Printemps des retraités qui réunissait 37 équipes à La Possonnière le jour de notre reportage. 
  • Conseil Régional des Pays de la Loire
    Hôtel de la région 1, rue de la Loire 44966 Nantes Cedex 9
    accueil@paysdelaloire.fr - 02 28 20 50 00