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L'Art en chair et en os avec le festival Performance

L'Art en chair et en os au festival Performance (Photo 1 sur 8)

Photo 1

16.05.2015 - © Région des Pays de la Loire - M. Gross

"Pan Pan Pan", par Mathieu Bohet

Tout débute comme un déjeuner idéal… et gourmand. Des baguettes, des croissants frais, du lait, du miel et de la pâte à tartiner attendent sagement le performeur sur une petite table. Va-t-on simplement assister au repas du monsieur ? Eh non, ce serait trop facile ! Très vite, le casse-croûte vire au désastre. Mathieu Bohet se barbouille de pâte à tartiner, se fabrique des cornes avec deux demi-croissants, et crache des morceaux de pain devant un public médusé, avant une apothéose en forme de jouissance lactée, accompagnée du morceau "Strange Days" du groupe californien The Doors. 

L'Art en chair et en os avec le festival Performance

  • "Pan Pan Pan", par Mathieu Bohet

Tout débute comme un déjeuner idéal… et gourmand. Des baguettes, des croissants frais, du lait, du miel et de la pâte à tartiner attendent sagement le performeur sur une petite table. Va-t-on simplement assister au repas du monsieur ? Eh non, ce serait trop facile ! Très vite, le casse-croûte vire au désastre. Mathieu Bohet se barbouille de pâte à tartiner, se fabrique des cornes avec deux demi-croissants, et crache des morceaux de pain devant un public médusé, avant une apothéose en forme de jouissance lactée, accompagnée du morceau "Strange Days" du groupe californien The Doors. 
  • "Octave", par Camille Coléon

Une fois le sol nettoyé, c’est au tour de la longiligne Camille Coléon d’investir l’espace. La jeune femme arrive accompagnée d’une hache (rassurant…) qu’elle dispose sagement par terre (ouf !) et qu’elle entoure de notes de musique écrites à la craie : "do, ré, mi, fa…". Camille se met à tourner sur elle-même, en répétant tel un mantra les notes de la gamme, à l’infini, et on commence à avoir des hallucinations auditives. On croit entendre les prénoms Rémi et Aurélie… Au bout d’une minute trente, l’artiste s’écroule, KO. Fin du show.
  • Rencontre avec Romain Boulay, directeur de Perfomance

Romain Boulay est directeur du festival et de l’association MilleFeuilles. Il est également artiste plasticien. Pour lui, "il n’y a pas vraiment de définition pour la performance artistique. À chaque fois que l’on en cherche une, les artistes nous prouvent le contraire. La performance se différencie des arts de la scène parce qu’il n’y a pas de répétition avant. La durée est fonction de ce qui est entrepris. L’artiste peut aller jusqu’à l’épuisement…".
  • "Aérobiconoise" 

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette performance porte bien son nom, en mariant d’une manière improbable la danse aérobique la plus innocente avec la musique noise la plus expérimentale. Un homme, posté derrière une table de mixage et des pédales d’effets, triture les sons que lui envoie un capteur installé sur la ceinture de la femme qui lui fait face, partie pour 40 minutes non-stop de hula hoop. Verdict : bruyant, très bruyant (on pense à un décollage d’avion…) mais aussi assez hypnotique. 
  • Rencontre avec Corentin, spectateur et futur artiste

Dans le public, un jeune homme semble avoir particulièrement apprécié la prestation sportivo-bruitiste qui vient de se clore. Il s’agit de Corentin, 17 ans, bientôt bachelier et - surtout - futur étudiant aux Beaux-Arts. "La performance, c’est quelque chose d’assez fragile, d’assez précieux. C’est toujours entre deux limites. Ça peut être pris au premier comme au second degré. J’ai beaucoup aimé "Aérobiconoise", j’écoute d’ailleurs beaucoup de choses très bruitistes, ainsi que de la new wave et de la cold wave". En témoigne le tee-shirt du groupe anglais Joy Division, que le garçon arbore fièrement.
  • "En voiture Simone, c’est toi qui conduis, c’est moi qui cartonne !", par Adrien Castillo

Après une pause goûter bien méritée – le temps de se reposer les oreilles -, les choses sérieuses reprennent avec Adrien Castillo. Sérieuses ? Pas tant que ça… La performance du jeune artiste emballe par sa bonhomie, qu’on devine audacieuse dans le domaine de l’art contemporain. Castillo, habillé avec une dégaine pas possible (chapeau tyrolien, lunettes de soleil et imperméable), perdu au milieu d’un tas de cartons, raconte des épisodes tragi-comiques que l’on devine en grande partie autobiographiques, pour finir - ô surprise - en caleçon, un seau d’eau sur la tête !
  • "Le printemps continue #2", par Yassine Boussaadoun

"Le printemps continue", nous dit cet artiste, et on veut bien le croire. Le ciel jusqu’ici grisâtre se dégage comme par magie au moment où Yassine Boussaadoun entame sa performance surprenante. L’homme, tel un cheval de trait, traîne un fauteuil vert, attaché à son corps à l’aide d’un épais scotch. Nous sommes dehors. Il fait beau. Le public le suit. 10 minutes plus tard, il s’assoit sur le fauteuil, en sueur, et prononce un seul mot : "merci". On comprend que le spectacle est terminé.
  • "GOO, de la Gymnastique pour Œil et Oreille", par Nicolas Fenouillat & Bruno Persat

"Goo", c’est le nom d’un album culte du groupe de rock noisy américain Sonic Youth. C’est aussi le nom qu’a choisi le duo d’artistes pour cette performance à base de batterie et de sons trafiqués avec diverses pédales d’effets. Sur le mur, un compte à rebours vidéo est projeté, oscillant constamment entre "45 minutes 27" et "45 minutes 26". Le temps semble arrêté. Nos repères sont brouillés, à l’instar de tout ce qui nous a été donné à voir cet après-midi… Et c’est bien ce qui fait tout l’intérêt de ce festival : constamment prendre le contrepied de ce à quoi le spectateur s’attend. Et on en redemande ! À l’année prochaine, donc.
  • Conseil Régional des Pays de la Loire
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