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RNR Bocage humide des Cailleries

La Réserve naturelle régionale « Bocage humide des Cailleries»est située sur la commune de Saint-Colomban (44), au sud de la Loire-Atlantique et en limite de la Vendée. Elle s’étend sur 18 hectares, au coeur d’un bassin versant ayant pour exutoire le lac de Grand-Lieu (en partie labellisé en RNR également). Ce site de 3700 m de haies et de 13 mares s’incrit dans un bocage particulièrement présent en Pays de la Loire. En effet, un premier diagnostic régional a permis de recenser un bocage ligérien riche d’un million d’hectares de prairies, 160 000 km de haies et 110 000 mares.

 Environnement

Ce « petit conservatoire bocager » est le témoignage relativement préservé de l’agro écosystème bocager qui couvrait la plupart des régions du Nord-Ouest de la France, avant la grande mutation de l’agriculture d’après guerre.

C’est le témoignage vivant d’une agriculture vivrière, où l’homme et la nature sont intimement liés.

Une exploitation agricole extensive, par la fauche et le pâturage, permet le maintien de prairies naturelles au caractère humide marqué, lieux de vie d’une flore et d’une faune diversifiées.

Le maillage bocager dense, avec ses nombreuses haies, structure le paysage et l’occupation de l’espace. Ce sont de véritables corridors écologiques, qui permettent de multiplier les zones de transition, de franges, et de lisières, très favorables à la biodiversité.

Oiseaux, insectes, batraciens, reptiles, tous en bénéficient. Ces zones sont, en outre, de formidables garde-manger et des supports de nidification.

Un réservoir de biodiversité

Une faune et une flore diversifiées cohabitent au sein de la mosaïque de milieux constituant :

  • les milieux aquatiques (13 mares, 1étang, des fossés),
  • les haies bocagères (3700 mètres),
  • les prairies essentiellement naturelles,
  • les milieux boisés (boisements spontanés avec une forte densité de Chênes pédonculés).

La Flore

On recense sur le site 147 espèces de plantes dont deux espèces protégées, l’une à l’échelle nationale, le Flûteau nageant et l’autre à l’échelle de la Région des Pays de la Loire, la Cicendie naine.
Le Flûteau fausse-renoncule et le Gaillet chétif sont également deux autres espèces parmi les plus sensibles, rares et/ou menacées et inscrites sur la liste rouge régionale.

La Faune

Sur les 205 espèces animales recensées sur le site, 46 sont remarquables.
On peut citer la présence de :

  • Libellules : Agrion mignon, Agrion nain, Orthétrum à stylets blancs, Cordulie métallique, Leste fiancé,
  • Papillons : Petit mars changeant, Petite violette, Mélitée des scabieuses,
  • Coléoptères : Grand capricorne qui se développe au sein des arbres âgés (dont d’anciens têtards),
  • Amphibiens : Crapaud calamite, Triton crêté, Salamandre tachetée, Rainette verte, Grenouille rieuse,
  • Oiseaux : Chevêche d’Athéna, Râle d’eau, Pipit farlouse,
  • Mammifères : Campagnol amphibie, Rat des moissons…

Acteurs

Le Bocage humide des Cailleries est porté par une forte dynamique locale.

La société Lafarge Granulats Ouest a été épaulée par di érents partenaires locaux pour faire reconnaître l’intérêt de ce site, qui se trouve à proximité d’une carrière de sable qu’elle exploite.

En eff et, dès 2003, un plan de gestion agro-environnemental a été élaboré. Depuis, le CPIE (Centre permanent d’initiatives pour l’environnement) Logne et Grand-Lieu, la commune de Saint-Colomban, l’association Agile (Association pour une gestion intercommunale de L’environnement), l’association de

riverains « Les Sables du Redour », les exploitants agricoles et d’autres acteurs locaux ont suivi sa mise en oeuvre : maintien de l’exploitation agricole, création de nouvelles zones humides, restauration et plantation de haies bocagères….

Le classement en Réserve naturelle régionale, souhaité notamment par l’entreprise, principale propriétaire du site, vient prolonger et pérenniser cette action collective de préservation.

L’entreprise Lafarge Granulats Ouest a été désignée gestionnaire du site. Cette dernière a souhaité travailler en partenariat avec le CPIE Logne et Grand-Lieu.

Le Conseil régional des Pays de la Loire a décidé du classement du Bocage humide des Cailleries à Saint-Colomban en Réserve naturelle régionale le 19 novembre 2012. La Région assure un accompagnement technique et fi nancier à hauteur de 50 % du coût des actions menées dans le cadre du plan de gestion.

Une dynamique de projet et de suivi «Nous sommes trois acteurs principaux à animer cette dynamique : la commune, le CPIE Logne et Grand-Lieu et Lafarge Granulats Ouest et impliquons de nombreux acteurs locaux sur le site. Ainsi exploitants, chasseurs, représentants d’associations,

élus, randonneurs, animateurs environnement, sont tous mobilisés dans la gestion de la réserve, explique Paul-Émile Bouron, représentant de Lafarge Granulats Ouest.

Depuis 2008, outre l’organisation d’actions de sensibilisation (sorties sur le site, chantier de jeunes bénévoles, réunions publiques), un comité de suivi, composé d’acteurs intéressés et compétents pour prendre part à la conservation et à la gestion du site, a été constitué».

Actions

Des actions concrètes pour l’avenir du site

Le plan de gestion, prévu par le label de Réserve naturelle régionale (RNR), permettra de préserver cette nature dite « ordinaire », autrefois commune mais qui tend à disparaître, à travers des actions de conservation, de connaissance du patrimoine et de sensibilisation :

  • Conserver de manière pérenne les habitats naturels remarquables et les espèces associées.

  • La conservation des espèces d’intérêt patrimonial impose une protection de l’ensemble de la « matrice bocagère». Des actions sont menées au bénéfice des prairies (fauchage, pâturage extensif avec des vaches et des chevaux), des mares (curage), des haies (plan de gestion global, nouvelles plantations) et des boisements.

  • Améliorer la connaissance. Afin d’évaluer l’impact écologique des actions menées, ou de mieux connaître les espèces présentes sur le site, des suivis et des inventaires seront réalisés.

  • Faire connaître le site et sensibiliser le public. Le site est un formidable espace de sensibilisation à la biodiversité, notamment pour les plus jeunes, via la mise en place d’activités pédagogique (sorties natures pour les scolaires, chantiers de jeunes bénévoles). Le grand public est également invité à participer à des visites guidées lors de temps forts, ou à venir parcourir un sentier pédestre, libre d’accès, permettant de s’immerger dans cette nature dite «ordinaire».

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