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« Le chemin parcouru depuis 2014 est réellement impressionnant ! »

Cliquez pour agrandirAvec 5,8 % de son budget global accordé à la recherche (soit plus du double de la moyenne nationale), la Région des Pays de la Loire est aujourd’hui en tête  des régions françaises métropolitaines en termes de moyens financiers, devant la Nouvelle Aquitaine (3,8 %). © Région Pays de la Loire

Dans le cadre d’une assistance à maitrise d’ouvrage pour la rédaction du nouveau schéma régional Enseignement supérieur, recherche et innnovation (ESRI) pour la période 2021-2027, la Région des Pays de la Loire a confié la mission aux cabinets Erdyn et DMS Conseil, d’établir un diagnostic des forces et enjeux de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le territoire. Présenté lors de la journée de concertation le 4 décembre, le bilan est très encourageant.

« C’est un plaisir de restituer un diagnostic aussi positif que celui-ci. Le chemin parcouru depuis 2014 est réellement impressionnant ! » Florian Knecht, associé du cabinet Erdyn, qui a réalisé, avec DMS Conseil, le diagnostic des forces et enjeux de l’enseignement supérieur et de la recherche en Pays de la Loire, ne cache pas son enthousiasme. « S’il demeure des points de vigilance et de progrès sur l’attractivité internationale par exemple, ou encore la capacité des chercheurs à s’imposer sur des projets européens plus importants, on assiste globalement à un rattrapage très net. Rattrapage qui s’explique par une volonté politique forte en faveur de l’ESRI et le dynamisme économique. Le PIA 4, avec son enveloppe de 10 milliards d’euros, représente aussi une opportunité à saisir. Il faut que les chercheurs se mettent en position de capter de nouveaux financements. »

Les 10 points clés à retenir commentés par Florian Knecht :


- Une forte augmentation des moyens financiers et humains dédiés à la recherche
« Le rattrapage est ici très net. Avant 2014, Les Pays de la Loire se situaient dans la 2e moitié des régions françaises métropolitaines en termes des moyens financiers. Avec 5,8 % de son budget global accordé à la recherche (soit plus du double de la moyenne nationale), elle est aujourd’hui en tête, devant la Nouvelle Aquitaine (3,8 %). C’est exceptionnel et correspond à un engagement fort de la collectivité ! Les moyens financiers et humains ont augmenté de façon très nette dans le public comme dans le privé. L’effort budgétaire important de la collectivité régionale a enclenché une dynamique territoriale en faveur de la recherche. Et la dynamique de rattrapage amorcée dans le public a eu un effet d’entraînement dans le privé. »
 
- Une dynamique forte sur l’apprentissage dans le supérieur
« La progression du nombre d’apprentis sur les niveaux III par exemple (diplômes de niveau Bac+2) est de +25,6 % entre 2014 et 2017 alors que sur cette même période pour la France, la progression n’a été que de +5,3 %. Cet effort a été bien articulé avec le tissu économique du territoire. Il s’agit là du résultat d’un choix politique fort »

- Un nombre de projets de recherche satisfaisant à l’Europe mais sur des petits projets et pas assez en tant que coordinateur
« Si l’on prend le nombre de projets par rapport au nombre de chercheurs, le résultat est satisfaisant, mais il s’agit de petits projets. Il faut aider les chercheurs à se positionner et être reconnus en tant que leaders ou coordinateurs à l’échelle européenne sur des projets plus ambitieux. La coordination de projets européens est une tâche très lourde. »

- Un nombre de projets plus faible sur les outils nationaux (ANR et PIA)
« Ceci est très étonnant ! Le montant total des aides allouées par l’ANR à la recherche ligérienne est de 21,84 millions d’euros*, soit 2,6 % du budget global de l’ANR. Alors que le poids théorique de la région sur la thématique recherche est de 3,3% (pourcentage de chercheurs français en Pays de la Loire). On peut expliquer cela par une baisse des financements et une sélection devenue aussi dure que pour les programmes européens. »

- Des dynamiques de recherche forte sur des secteurs clés pour la Région (santé, technologies de production, agriculture et agroalimentaire) mais plus décevantes dans les SHS
« On constate une bonne convergence entre les thématiques de recherche et les secteurs économiques de pointe du territoire. Les transferts technologiques s’effectuent efficacement. C’est plus décevant dans les sciences humaines et sociales, alors qu’il y a un nombre important de chercheurs. La plus forte implication de ces disciplines reste un enjeu de progrès. »

- Des bons résultats au bac et un bon taux de réussite en Licence
« Le taux de réussite au bac est très satisfaisant : 91,4 % contre 88,3 % au niveau national en 2016. On note par ailleurs une attention portée à l’équité dans l’accès à l’enseignement supérieur selon les territoires et les origines socio-économiques. A cet égard, la capacité de l’université d’Angers à amener les étudiants à la réussite au niveau Licence indépendamment de leur filière et origine socio-économique est remarquable. Elle est d’ailleurs en tête au niveau national sur cet aspect. En revanche, on constate que la poursuite d’études longues est assez faible (68,3% contre 72,2 % en France en 2014). Dans un marché de l’emploi dynamique, les jeunes trouvent peut-être plus facilement un CDI ou un emploi dans la fonction publique, et ne cherchent pas à prolonger leurs études.  Autre explication : les bacheliers ligériens privilégient les voies professionnelles ou technologiques courtes. »
 
- Une population avec un niveau de formation élevé
« Avec 49,3 % des 30-34 ans, diplômés de l’enseignement supérieur (en 2017), les Pays de la Loire, sont aujourd’hui en 2e position au niveau national, derrière l’Ile de France alors qu’en 2014, la région était en dessous de la moyenne française. Cette population très qualifiée, et qui a massivement recours à la formation continue par ailleurs, est un atout important dans une région où les industries de haute technologie et les services à forte intensité de connaissance tiennent une place importante. »

- Une attractivité internationale insuffisante pour les étudiants (en particulier européens)
« La part des étudiants étrangers accueillis en France en Pays de la Loire est de 3,7 %. Cela augmente mais moins vite qu’au niveau national. Seulement 9 % des étudiants de la région viennent de l’étranger, soit un taux inférieur au taux national (12,5% pour la France métropolitaine). Ils sont originaires essentiellement d’Asie et d’Afrique, avec la Chine en tête suivie du Maroc et du Cameroun. Nous avons été frappés par l’absence totale d’étudiants européens dans les 10 premières nationalités accueillies en Pays de la Loire, alors que l’Italie est en 5e place au niveau national, l’Allemagne en 7e place et l’Espagne à la 8e place.

- Un faible taux de chômage avec un taux d’emploi élevé
« Avec 7 % au 2e semestre 2019, les Pays de la Loire affichent le taux de chômage régional le plus faible de France. Et le taux d’emploi s’établit à 72,3 % des 20-64 ans, classant les Pays de la Loire, en 2e position des régions françaises métropolitaines. Les preuves d’une belle dynamique économique. »

- Des hétérogénéités territoriales (chômage, décrochage scolaire) mais globalement une région qui progresse fortement dans le classement européen sur l’innovation
(Regional Innovation Scoreboard)
« Il faut être vigilant sur ces hétérogénéités, mais encore une fois, la Région est engagée dans une belle dynamique de rattrapage qui porte ses fruits. »

*Source : ANR sur les AAPG 2017-2018

Repères

- La Région des Pays de la Loire affiche le plus important effort budgétaire en faveur de la R&T de France
- 1re région de France pour le montant dédié à la R&T rapporté au nombre d’habitants
- 1re région de France pour la part du budget dédié à la R&T
- Plus fort taux de croissance des régions françaises pour la DIRDE (dépenses R&D des entreprises) : + 25,5%
- Plus forte croissance de la DIRDA (dépenses R&D des administrations) de France métropolitaine : +7,7%
- Plus forte croissance des effectifs de chercheurs en entreprise de France métropolitaine, de 14 327 en 2014 à 16 129 chercheurs en 2017
- Plus faible taux de chômage de France

Pour en savoir plus sur l'enseignement supérieur en Pays de la Loire, regarder les vidéos de Vanessa Debiais-Sainton, cheffe-adjointe de l'unité Enseignement supérieur à la Commission européenne,
et
Justine Guerry, étudiante en médecine et ancienne bénéficiaire du dispositif BRIO

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