Marais de Cré-sur-loir/La Flèche
Le marais, situé sur les communes de Cré-sur-Loir et de La Flèche en Sarthe, constitue un patrimoine historique, paysager et naturel exceptionnel. Il est classé en Réserve naturelle régionale (RNR) depuis le 31 mars 2008. S’étendant sur près de 65 hectares, ce site constitue la plus grande zone de marais alluvial du département de la Sarthe. Un un paysage caractéristique de la Vallée du Loir avec un ensemble de roselières, bois alluviaux et prairies humides parcourus par un réseau de canaux. Cette diversité d’habitats naturels sur une surface aussi réduite confère à ce site un intérêt patrimonial indéniable.
Environnement
65 hectares où la nature est reine
Le marais de Cré-sur-Loir/ La Flèche offre aux amoureux de nature, aux chercheurs comme aux passionnés de l’observation, une faune et une flore variées. Cette richesse en fait un point d’observation unique.
En observant bien, et en faisant preuve de discrétion, vous pourrez découvrir :
- Un ensemble de très belles roselières, de canaux,
de prairies et de boisements humides en bordure du Loir. Cette mosaïque de milieux sert de refuge et de garde-manger pour de nombreuses espèces animales.
- Près de 150 espèces d’oiseaux : hérons cendré et pourpré, marouette ponctuée, pie-grièche écorcheur, torcol fourmilier, mésange boréale…
- Près de 300 espèces végétales dont 4 sont protégées
comme la grande douve ou la stellaire des marais.
- De nombreux insectes (papillons, criquets, libellules…)
qui font le bonheur des oiseaux, des chauves souris et autres amphibiens qui peuplent le marais.
- 15 espèces de poissons.
Un peu d'histoire...
Les inondations régulières du Loir sont à l’origine de la création des terrains alluvionnaires formant le marais. À ce titre, le nom du village de Cré-sur-Loir viendrait de « crementum » (accroissement) qui exprimerait ces phénomènes de crue. En l’absence d’entretien, lemarais était en mauvais état de conservation et menacé de banalisation. Les élus du District du Pays Fléchois se sont alors penchés sur son devenir et ont entamé des procédures de sauvegarde. Dès 1994, le District s’est ainsi lancé dans une démarche d’acquisition foncière du marais et a mis en oeuvre un vaste programme de restauration, d’entretien et de mise en valeur de ce site riche en espèces végétales et animales.
Acteurs
Tous unis pour un projet d’avenir
Pour obtenir le label de Réserve naturelle régionale, véritable garantie d’un avenir protégé, les acteurs du marais de Cré-sur-Loir/La Flèche ont dû fédérer les bonnes volontés et s’engager dans une démarche concertée.
Le projet repose à l’origine sur la démarche volontaire des élus de la Communauté de communes du Pays Fléchois propriétaire des terrains. Initié en 2005, le processus de labellisation s’est déroulé en plusieurs étapes :
- Identification des richesses écologiques du site
- Élaboration d’un plan de gestion sur 6 ans, précisant les actions à mettre en oeuvre pour maintenir l’intérêt écologique du site.
Un comité consultatif a été mis en place. Cette instance de concertation et de dialogue avec les acteurs locaux (élus, agriculteurs, etc.) et institutionnels (Département, Région, État) donne son avis sur le plan de gestion du site, assure le suivi et la mise en oeuvre des travaux et actions réalisés sur le marais.
Le Conseil régional des Pays de la Loire a décidé du classement du site en Réserve naturelle régionale début 2008. La Région assure depuis un accompagnement technique et financier, à hauteur de 40 % du coût des actions menées dans le cadre du plan de gestion.
La Communauté de communes du Pays Fléchois, gestionnaire du site, regroupe 11 communes : Arthezé, Bazouges-sur-le-Loir, Bousse, Clermont-Créans, Cré-sur-Loir, Crosmières, La Chapelle d’Aligné, La Flèche, Mareil-sur-Loir, Thorée-les-Pins, Villaines-sous-Malicorne.
Actions
Des actions concrètes pour l’avenir du lac
Le plan de gestion, prévu dans le cadre du label Réserve naturelle régionale, repose sur la participation active des acteurs de terrain. Il se traduit par :
- Des travaux scientifiques : inventaire botanique, suivi de l’hivernage et de la reproduction des oiseaux.
- La pérennisation du pâturage : depuis 1997, un troupeau de vaches nantaises, une race menacée, assure l’entretien des prairies de la réserve qui sont découvertes pendant six mois de l’année. Un terrain a été acheté pour pouvoir y construire un bâtiment agricole et les abriter en période hivernale.
- La gestion des roselières : travaux de coupe mécanique, sur certains secteurs et à différentes fréquences d’intervention, du roseau et des arbres pionniers afin de préserver la spécifi cité du milieu.
- La surveillance des espèces envahissantes comme le ragondin ou l’écrevisse ou, pour ce qui est du végétal, la jussie : à ce titre, plusieurs campagnes de piégeage et d’arrachage sont prévues au plan de gestion. Ces interventions s’accompagnent d’un suivi afin d’en évaluer l’impact réel sur les populations et donc sur la biodiversité du site.
- L’ouverture au public : afin de concilier découverte du site et respect de la tranquillité des lieux, un observatoire ornithologique mobile a été créé sur la pointe de la Grève. Il est ouvert au public tous les ans, entre mai et octobre. Un dispositif qui devrait être complété dans les prochaines années par la mise en place d’outils d’animation pédagogique.
































