La filière cheval à trot soutenu
Fin septembre, tous les acteurs de la filière équine des Pays de la Loire avaient rendez-vous à l’Hôtel de Région, pour la 2e Conférence régionale du cheval. Une journée pour faire le point de trois années de fructueux travail collectif, et pour annoncer des projets structurants, comme le centre international de soins du cheval de l’École vétérinaire de Nantes.
Un direct téléphonique avec Jean Teulère lors d’une pause aux championnats d’Europe de concours complet de Fontainebleau, des exposés sur l’offre de formation, des témoignages d’éleveurs, d’entraîneurs de chevaux de course, de sport et de compétition, des débats entre présidents d’hippodromes et responsables de centres équestres, l’intervention de Paul Essartial, président de la Fédération Nationale des Conseils des Equidés… C’est une riche journée d’échanges et de réflexion qu’ont vécue environ 200 professionnels de la filière cheval des Pays de la Loire.
Tous les maillons de la chaîne
Et les sujets de travail en commun sont nombreux. Entre l’économie et la recherche, les sports et l’international, la formation et le sociétal… autant de thèmes traités lors de tables-rondes de haute tenue. Il est d’ailleurs impossible de rendre compte de la richesse de ces débats, où sont apparues à la fois la passion de chacun et la mobilisation de tous à lancer des passerelles entre les différentes disciplines, entre l’événementiel sportif et le quotidien des éleveurs et des responsables d’élevage, entre le cheval qui revient à l’honneur en ville – une police «montée» à Angers… - et ses vertus de médiation qui l’ouvrent naturellement à l’accueil des personnes en situation de handicap (l’équi-handi…). «Même si nous avons beaucoup progressé, il nous reste encore beaucoup de travail à faire, de structuration de nos instances à réaliser, afin d’entraîner toute la filière dans la même direction, en s’assurant de la participation de tous les maillons de la chaîne», relevait ainsi Sophie Normand, du Comité régional d'équitation.
Des maillons de la chaîne du monde équestre qu’il est tout aussi urgent de solidifier du côté de la commercialisation… Commercialisation qui rime aujourd’hui avec mondialisation, expliquait Jean-Yves Camenen, directeur de l’Union interprofessionnelle du cheval, partenaire et observateur avisé des efforts des Ligériens en Chine… et désormais en Hongrie, efforts dynamisés par la Région avec le soutien du Conseil des Equidés des Pays de la Loire et des professionnels eux-mêmes.
Toutes les composantes ensemble
«La filière cheval vaut par toutes ses composantes, qu’il faut faire vivre ensemble, l’élevage et le tourisme, la formation et le sport, les hippodromes et le tourisme,» conclut Alain Bentaha. «C’est en ce sens que notre plan cheval vaut par chacune de ses facettes : aides à l’installation des jeunes entraîneurs, soutien à la modernisation des hippodromes et des centres équestre, soutien à la commercialisation internationale, accompagnement des grandes manifestations sportives et du tourisme équestre…»
Et les projets d’avenir – et d’envergure - continuent. Deux d’entre eux méritent d’ailleurs qu’on s’y arrête, qu’il s’agisse de la modernisation de l’hippodrome de Pornichet, projet structurant pour toute la filière régionale, ou de la création d’un centre international de soins du cheval par l’École vétérinaire de Nantes.






























