Charte régionale en faveur de la démocratie sociale
Une première en France. En signant la charte régionale de la démocratie sociale, neuf syndicats de salariés et d'employeurs* se sont engagés le 9 février dernier aux côtés de la Région pour inventer un nouvel espace de dialogue social, au service de l’emploi et du développement des territoires.
"Un espace de dialogue direct et régulier entre la Région et les organisations syndicales, un cadre innovant de concertation, tourné vers l'opérationnel". Voilà comment Jacques Auxiette, président de la Région des Pays de la Loire, présente la charte régionale en faveur de la démocratie sociale signée avec 9 organisations représentatives des salariés et des employeurs.
Sur la base d'un historique positif de mobilisation collective - le fonds régional créé en 2009 qui a permis de limiter les licenciements par la formation des salariés d'entreprises en difficulté –, il est apparu logique à la Région de franchir un nouveau cap. "Dans l’objectif de trouver de nouvelles réponses au bénéfice des ligériens, en particulier sur le front de l’emploi, nous souhaitons associer les partenaires sociaux le plus amont possible à l'élaboration des politiques publiques régionales liées à l'emploi et à la formation, mais aussi à leur mise en œuvre".
Première priorité : l’emploi des jeunes
"C'est une action de progrès importante qui facilitera l'organisation du dialogue social au niveau régional et dans les territoires, un signal fort envoyé au niveau interprofessionnel et dans les entreprises", analyse Yvan Ricordeau au nom de la CFDT. "Sans faire doublon et sans se substituer à aucune institution existante, la Charte va créer un espace d'échanges pour générer des actions concrètes", acquiesce Bruno Lucas pour le Medef. "C'est une nouvelle dimension du dialogue social et de la démocratie sociale que propose cette Charte, permettant de faire émerger un nouvel espaces de concertation ", poursuit Christian Dubot de la CGT, appuyé par Philippe Moreau de la CGPME : "Les Pays de la Loire s'imposent comme laboratoire de nouveaux modèles du dialogue social, et cela est bon pour la démocratie dans son ensemble".
Car au-delà des intentions, la Charte souhaite aboutir au plus vite à des avancées opérationnelles. Elle est ainsi adossée à un fonds régional dédié et à un "agenda social régional" qui fixe un calendrier et des échéances, avec un premier chantier ouvert en priorité : l’emploi des jeunes. "D’ici l’été 2012, nous aurons construit des mesures concrètes en faveur de l'emploi des jeunes, notamment autour des stages, du travail saisonnier ou de l'intérim…, assure Jacques Auxiette. Une première déclinaison concrète qui illustrera l'impact durablement structurant de cette Charte".
*6 organisations syndicales de salariés (CFDT, CGT, CFTC, CGC, UNSA et FSU) et 3 organisations patronales (MEDEF, CGPME et UPA).
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