Cyclotron Arronax : la recherche médicale au service des patients
Arronax, le plus puissant accélérateur de particules d'Europe, vient d'entrer en service près de Nantes. Cet outil majeur dans la lutte contre le cancer était très attendu par la communauté scientifique. Il va permettre de produire de nouvelles particules qui amélioreront les diagnostics et les traitements des cancers. Il va aussi donner un coup d'accélérateur à la recherche.
Reportage vidéo
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( voir la vidéo pour plus d'explications sur le fonctionnement du Cyclotron. Vidéo réalisée en 2006. 4'44.
( le site web d'Arronax
François Fillon, premier ministre et Jacques Auxiette, président de la Région Pays de la Loire, accompagnent le professeur Jacques Martino (à droite), le directeur d'Arronax lors de l'inauguration du cyclotron le vendredi 7 novembre près du CHU Nord à Nantes.
A quoi va servir ce cyclotron ?
"La plupart des cyclotrons (accélérateurs de particule) sont orientés vers la recherche en physique nucléaire", explique le professeur Chatal, du centre régional de lutte contre le cancer. "Arronax est la seule machine de cette importance dédiée à la recherche médicale. "Nous allons produire une gamme plus importante de nouveaux radio-isotopes qui seront utilisés dans le diagnostic par imagerie et dans le traitement de nombreux cancers". Les isotopes sont une alternatives très intéressante aux rayons utilisés dans le traitement des cancers. Ces particules, accrochées à des molécules, sont injectées dans le patient et vont cibler très précisément les cellules cancéreuses. Ce ciblage permet, d'une part, d'établir un diagnostic beaucoup plus précis et d'autre part, de détruire les cellules touchées dans un périmètre beaucoup plus fin (par le rayonnement des radio-isotopes une fois qu'ils ont atteint la zone affectée).
Pourquoi investir dans cet équipement ?
La médecine nucléaire est aujourd’hui en pleine mutation technologique. La production de nouveaux radio-isotopes représente un enjeu d’avenir pour la santé. Le cyclotron Arronax de par son énergie et sa capacité de production permet de produire des nouveaux radio-isotopes pour le diagnostic et la thérapie en cardiologie et cancérologie. Arronax est aussi un outil exceptionnel pour la recherche en physique et en chimie nucléaires, pour la compréhension des actions des rayonnements sur la matière vivante et inerte.«Au moment où notre pays traverse une crise économique grave, nous devons plus que jamais investir dans la recherche et l’innovation, facteurs de progrès, de développement et de création d’emplois. Le Conseil régional ne relâchera pas ses efforts.» explique Jacques Auxiette, président du Conseil régional des Pays de la Loire.
Qui a financé le cyclotron Arronax ?Le cyclotron Arronax est né d’une double volonté, celle de l’Etat et de la Région des Pays de la Loire. Programmé en 2003, le cyclotron est aujourd’hui implanté sur le site de l’Hôpital Guillaume et René Laënnec du Centre Hospitalier Universitaire de Nantes, à Saint-Herblain (44) . Intégré dans des programmes de collaboration scientifique européenne et mondiale, le cyclotron Arronax est géré par un groupement d’intérêt public rassemblant l’Etat, l’INSERM, le CNRS, la Région des Pays de la Loire, l’Université de Nantes, le CHU de Nantes, le Centre de lutte contre le Cancer et l’Ecole des Mines de Nantes. Son coût total est de 36,9 millions dont Etat : 8,4 M€ ; FEDER : 6,64 M€ ; Région des Pays de la Loire : 15,11 M€ ; Nantes Métropole : 3 M€ ; Conseil général de Loire-Atlantique : 2 M€ ; Région Bretagne : 0,75 M€ ; Région Poitou-Charentes : 0,5 M€ ; Conseil général de Maine-et-Loire : 0,3 M€ et Angers Loire Métropole : 0,2 M€.
Le fonctionnement du Cyclotron. Vidéo réalisée en 2006. 4'44.
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