Le fleuve en perspectives
8 rendez-vous dans 8 communes pour aborder 8 thématiques. Mardi 28 juin, les Assises régionales de la Loire ont fait escale au Cellier. À l'ordre du jour : "le fleuve au service du développement de nouvelles filières économiques". Compte-rendu de la soirée avec les deux rapporteurs de ces ateliers.
Filières douces pour avenir "slow"
Jacques Boislève, vice-président du centre permanent d'initiatives pour l'environnement Loire-et-Mauges
"Chargés de réfléchir sur les filières de proximité, nous avons volontairement circonscrit notre champ à la partie amont de la Loire, qui reste encore aujourd'hui le "parent oublié" du fleuve. Seule exception : la mention de la biennale d'art contemporain Estuaire qui a servi par la suite le développement touristique de l'agglomération nantaise. Plusieurs problèmes ont ainsi été soulevés : l'accessibilité, la sécurité et le nécessaire entretien du milieu naturel qui reste un préalable incontournable à toute autre action, notamment économique ou touristique. Résultat, nous avons surtout évoqué des pistes de filières douces, soutenues par de l'innovation, qu'il s'agisse du bois – peupliers, frênes… selon le potentiel et l'équilibre naturels –, ou du tourisme, en retrouvant la combinaison "loisirs, pêche et gastronomie" qui ont fait la réputation de ces rives. Il y a en effet moyen, ici, de créer un tourisme plus populaire et plus pédagogique, intégrant les différents secteurs d'activité, pour un avenir qui s'inscrive parfaitement dans la mouvance "slow"."
L'opportunité des énergies marines renouvelables
Michel Romagnoli,Chef de la mission énergie et changement climatique à la Direction Régionale de l’Environnement de l’Aménagement et du Logement.
"Le thème de l'éco-développement est un sujet à la fois très vaste et très abrupt. Point de départ de notre réflexion, nous nous sommes tous accordés pour dire qu'il fallait concilier économie et écologie, tout en s'attaquant à la problématique du foncier, en particulier sur l'estuaire, et à celle de la ressource en eau. D'où notre interrogation sur les méthodes de gouvernance qui permettraient d'anticiper les évolutions et de favoriser les décisions partagées ! Plusieurs activités possibles ont ensuite été évoquées : la dépollution et le recyclage des navires, des prolongements à la filière bois actuelle, l'association du tourisme et de la pêche semi-professionnelle, la pisciculture autour de la civelle, la culture et l'exploitation du chanvre… Sans oublier bien sûr les énergies marines renouvelables. En écho aux propos de Jean-Claude Pelleteur, Président de Neopolia, nous ne pouvons pas rater l'opportunité de l'éolien off-shore dans la mesure où toutes les conditions sont réunies en Pays de la Loire. Avec à la clé : la possibilité de produire 1 000 mégawatts sur nos deux sites au large, soit un 6e du potentiel français… et ainsi avancer pour porter à 23 % la part des énergies renouvelables dans la région à l'horizon 2020, comme l'exige la loi."






























