Lycée Tabarly. Objectif chantier propre !
Des camions qui prennent un bain de... roues ! Des bennes pour trier toutes sortes de déchets. Des économiseurs d'eau dans les vestiaires... Ces dispositifs, et bien d'autres, font partie du quotidien des entreprises intervenant sur le chantier Tabarly.
Faire du chantier Tabarly un exemple en matière d'impact sur l'environnement, c'est l'une des quatre cibles dites «de niveau très élevé» que s'est fixées la Région des Pays de la Loire. Pour atteindre cet objectif, le Groupe Eiffage, mandataire général du projet, applique de manière stricte la charte «Chantier propre» qu'il a créé. Cette charte recense l'organisation et les moyens à déployer pour diminuer sensiblement les nuisances qu'engendre nécessairement une telle construction. Elle s'applique à l'ensemble des entreprises qui interviennent sur le site.
Bacs de décantation
Spectaculaire, un bac de 20 m de long alimenté en eau de pluie constitue un passage obligé pour tous les camions qui quittent la zone de construction. «Cela permet tout simplement de nettoyer les roues des camions et éviter qu'elles ne souillent les chaussées environnantes, explique Samuel Patoz, l'un des quatre conducteurs de travaux d'Eiffage en permanence sur le chantier. Ce dispositif souvent inconnu de la majorité de nos sous-traitants et de leurs fournisseurs, est néanmoins indispensable.» Qu'on en juge : «pendant la période de terrassement, nous enregistrions jusqu'à 60 passages de camions par jour. Il y a en actuellement une quinzaine. Ce bac nettoyeur a démontré au quotidien son efficacité.» De même, un soin particulier est apporté à la protection du sol par l'installation de bacs de décantation pour le lavage des toupies à béton.
Tri sélectif
Autre axe fort développé, celui du tri sélectif des déchets avec l'installation d'une douzaine de bennes dédiées aux gravats, plastiques, cartons, bois, ferrailles et DIB (déchets industriels banals). Connu des entreprises même s'il est souvent peu ou mal appliqué, «ce dispositif fonctionne bien : sur les 67 tonnes de déchets déjà produites, 87 % ont été valorisées,» confirme Anthony Morinet, conducteur de travaux. Des performances qui s'expliquent non seulement par la mise à disposition des bennes à des endroits stratégiques, mais aussi par un incessant «travail d'information, de sensibilisation et de suivi des équipes.» Avec, pour les entreprises qui se montreraient récalcitrantes «la possibilité contractuelle d'appliquer des sanctions !»
Conditions de travail améliorées
En plus de s'appliquer sur le chantier de construction lui-même, le tri des déchets est également d'actualité dans les espaces de vie où se retrouvent plusieurs dizaines d'ouvriers et compagnons. Vestiaires et réfectoires sont aussi équipés de systèmes d'économie d'eau et d'énergie pour éviter tout gaspillage.
Enfin, la propreté même du chantier est exigée. Cela passe par le nettoyage intérieur des bâtiments et de leurs abords. «Alors qu'au sein du Groupe Eiffage, cette démarche nous est familière, rappelle Samuel Patoz, il s'agit en revanche de pratiques nouvelles pour de nombreuses entreprises. Notre rôle consiste aussi à rappeler sans cesse ces règles.» Résultat, les habitudes se modifient nettement. Les réticences tombent. Mieux, «on observe une amélioration très nette des conditions de travail et par ricochet une amélioration de la qualité même du travail. En ce sens aussi, la construction du lycée Tabarly est exemplaire.»
Photos
Dans les temps !
C'est l'une des contraintes fortes du projet Tabarly. Pas plus de 20 mois ne doivent s'écouler entre les études et la livraison du lycée, dont 15 mois pour le seul volet construction. Un calendrier très serré certes mais parfaitement intégré par Eiffage Construction. «En ce début décembre, confie Jean-Marie Godet, chef du service patrimoine des lycées publics à la Région, 40% du chantier démarré en avril dernier est réalisé.»
«Nous sommes dans les temps, confirme Bernard Joly, représentant le cabinet d'architectes Logerais & Associés, et ce, malgré la prise en compte des 10 jours d'intempéries, d'ailleurs prévus au marché.»
Avec la construction simultanée de six bâtiments (voir ci-dessous) totalisant 14 500 m2, ce chantier complexe doit être livré au 14 juillet afin d'être opérationnel à la rentrée de septembre ! Pour tenir de tels délais, Eiffage a dépêché sur place de gros moyens, et mobilisé une quarantaine d'entreprises sous-traitantes représentant tous les corps de métiers. «Au total, le chantier rassemble au quotidien 110 personnes, précise Samuel Patoz. Cela implique une organisation sans faille, une coordination de tous les instants. Et une prise de décision rapide de la part de tous les acteurs du projet (Maître d'Ouvrage, concepteur, entreprises). La réactivité est ici exemplaire.»
Six bâtiments simultanément
Le lycée Tabarly comprend six bâtiments. Le point sur leur avancée.
- Enseignement général et accueil : gros oeuvre achevé, façade faite à 50%.
- Ateliers bois, plaisance, plasturgie et chaudronnerie : le gros oeuvre sera achevé fin janvier, le montage des charpentes débute ces jours-ci.
- Ateliers maintenance des véhicules automobiles : gros oeuvre achevé fin décembre.
- Hébergement-restauration : gros œuvre achevé ; façade réalisée à 60 %.
- Garage : gros oeuvre achevé en fin d'année.
- Logements de fonction : gros oeuvre achevé.
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