Procès Erika. Elus et associations lancent un appel
Depuis quelques jours, la mobilisation de l’ensemble des parties civiles présentes pour le «procès Erika» en première instance, puis en appel, et maintenant en cassation, s’organise.
Depuis qu’elles ont eu connaissance de l’avis de l’avocat général qui conclut en effet, non seulement à la prééminence du droit maritime international en matière de pollution et de préjudice environnemental -chose plaidée par les avocats des prévenus dès 2007-, mais aussi à l’annulation pure et simple des jugements antérieurs, sans renvoi.
Si la Chambre criminelle de la Cour de cassation suit cet avis le 24 mai prochain, l’incompréhension devant cette injustice sera grande, en particulier chez les habitants des territoires touchés par cette catastrophe et les nombreux adhérents des associations.
C’est dans le Morbihan, précisément à Plœmeur, première commune atteinte par les rejets de l’Erika mais aussi l’une des plus souillées et où le PC Polmar était basé que, symboliquement, les élus et les responsables d’associations ont souhaité se réunir ce vendredi 27 avril, un peu moins d’un mois avant la décision de la Cour de Cassation.
Placé sous l’égide de l’Association interrégionale Ouest Littoral Solidaire (AIOLS), l’objectif de ce rendez-vous est bien de faire entendre un message simple : celui de l’inquiétude des populations mais aussi de leur solidarité tout au long de ce combat.
L’enjeu de l’appel lancé ce vendredi : que les enseignements tirés de la catastrophe de décembre 1999 ne soient pas balayés d’un simple revers de la main. Cette régression se traduirait par un « permis de polluer » en toute impunité. Tous, élus et responsables associatifs, rappellent leur attachement à la jurisprudence construite au long cours, catastrophe après catastrophe.
Ensemble, croyant en la Justice de la France et respectueux de son indépendance, ils affirment être mobilisés avant l’audience de la Cour de Cassation du 24 mai, surpris de l’avis de l’avocat général et solidaires des habitants et des territoires, n’ayant eu de cesse depuis 2006 de faire reconnaître par les tribunaux la responsabilité pénale de toute la chaîne maritime en cause dans la catastrophe de l’Erika et de faire reconnaître aussi la réalité des préjudices et tout particulièrement du préjudice écologique.
Mot(s) clef(s)
sur le web
www.proces-erika.org : pour en savoir plus et signer l’appel en ligne
vidéos
Le reportage de France 3 Bretagne































