Sarkozy refuserait le projet éolien offshore en Vendée : une décision inconséquente et grave pour notre région ! Jacques Auxiette
Nicolas Sarkozy aurait écrit à Philippe De Villiers pour l’informer de l’abandon du projet éolien offshore au large des côtes vendéennes.
Si cela se confirmait, ce serait une bien triste nouvelle pour la Région des Pays de la Loire.
Ce projet, dit des deux îles (Yeu et Noirmoutier) est pourtant largement soutenu par l’ensemble de la majorité régionale, mais aussi par les élus UMP - à l’exception des élus vendéens qui soutiennent la position de Philippe De Villiers.
Il est éminemment nécessaire au développement de la filière éolienne marine en Pays de la Loire et représente à lui seul un investissement potentiel de 2 milliards d’euros, dont 45% environ pourrait être captés par les entreprises locales, représentant plus de 1000 emplois potentiels. Ce projet bénéficie d’ailleurs du soutien du maire de l’Ile d’Yeu et des acteurs locaux (pécheurs et communauté de l’Ile d’Yeu). Il est même le seul en France à avoir bénéficié du soutien écrit du Comité Régional des Pêches.
Les Pays de la Loire disposent d’atouts importants pour mener à bien ce projet : STX à Saint Nazaire, DCNS à Indret, Rollix en Vendée, les clusters Néopolia et Net-wind, la filière de formation en maintenance éolienne du Lycée Claude Chappe à Arnage dans la Sarthe, le projet d’institut de recherche technologique Jules Verne sur les matériaux avancés.
Or, seule la construction conjointe de ce parc, très abouti et pouvant être très rapidement mis en œuvre, avec celui prévu sur l’île d’Yeu, permettrait d’atteindre la taille critique susceptible de viabiliser une filière industrielle régionale autour des activités émergentes de construction, de pose et de maintenance d’éoliennes marines.
En pleine crise économique et à l’heure où le gouvernement porte le Grenelle, cette décision de l’Etat est absurde et incompréhensible.
Jacques Auxiette s’étonne que le Président de la République sacrifie ainsi l’intérêt général, en désavouant au passage Christophe Béchu et Franck Louvrier son conseiller en communication qui ont voté un vœu soutenant ce projet le 1er juillet dernier, pour consoler Philippe de Villers après son départ du Conseil général et sa non nomination au gouvernement.
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