Autoroutes de la mer : deux lignes vers l'Espagne fin 2009

La France et l'Espagne ont décidé de lancer trois «autoroutes de la mer», dont deux au départ de Montoir-de-Bretagne, dans l’estuaire de la Loire.

Les autoroutes de la mer vont passer du concept au concret. Trois de ces lignes maritimes pas comme les autres vont être créées d'ici fin 2009 dont deux concernent l'estuaire de la Loire : Montoir-Gijón et Montoir-Vigo. La troisième reliera Le Havre, Vigo et Algésiras.

Alternative à la route
Qu’est-ce qu’une «autoroute de la mer» ? Le principe est d'offrir une vraie alternative au transport routier en permettant à des camions d'embarquer sur des navires «rouliers», pour qu’ils accomplissent en mer une bonne part de leurs trajets. Avec de nombreux avantages : en libérant les autoroutes terrestres des camions, on réduit d’autant les encombrements, les accidents et la pollution. Dans le cas de Montoir-Gijón et Montoir-Vigo, on peut ainsi espérer faire sauter les bouchons saturant les Pyrénées (Biriatou).

Objectif : 150 000 camions par an

Deux exploitants ont déjà été retenus : Acciona Trasmediterrànea pour Montoir-Vigo et Le Havre-Vigo-Algésiras ; Grimaldi-Louis Dreyfus pour Montoir-Gijon. Au démarrage, quatre départs par semaine seront assurés depuis Montoir en direction de Vigo, avant de monter en puissance vers un départ par jour. Le schéma est similaire pour la ligne Montoir-Gijón. Dans les deux cas, il est prévu d’enlever chaque année de 100 000 à 150 000 camions à la route… 

"Un aboutissement" 

"C’est une tellement bonne et simple idée, qu’on peut se demander pourquoi elle n’a pas été appliquée plus tôt, sourit Yann Hélary, vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire. Nous avons pesé de tout notre poids pour qu’avancent ces autoroutes de la mer, appuyés par le Port autonome de Nantes Saint-Nazaire, par les syndicats, par le Département de Loire-Atlantique, par la Carene… C’est pour cela que nous avons choisi d’être pilote de la commission de la CRPM (1) qui a fait les propositions d’autoroutes de la mer à la Commission européenne, que nous avons multiplié les échanges avec le Pays basque espagnol… À travers l’annonce de ces trois autoroutes maritimes, nous voyons en quelque sorte l’aboutissement d’un travail de cinq ans".

Aller au bout du concept

Pour Yann Hélary, on peut même imaginer «de monter très vite à trois allers-retours par jour, pour transporter 350 000 camions par an.» Selon lui, la clé du succès, c'est «la mise en place des navettes fixes et nombreuses, assurant les transporteurs de trouver un service quasi-permanent. Il faut aller jusqu’au bout de l’idée: en fait, une autoroute maritime n’est pas une ligne maritime. Comme une autoroute terrestre, c’est une infrastructure, qu’on ne ferme pas à la première difficulté.»


Mot(s) clef(s)

0 commentaire(s)

Vos commentaires

Pas de commentaires

Soyez le premier à réagir sur cet article en vous inscrivant ci-dessous !

agissez

Les champs suivis d’un astérisque (*) sont obligatoires.


application région actu

Mon espace

Veuillez saisir correctement votre adresse mail.
mot de passe oublié?


partager

Web TV

Live TV

En direct :
Suivez les assemblées du conseil régional des Pays de la Loire en direct sur la web TV Pays de la Loire.