Erika. Le préjudice écologique reconnu
Le jugement était attendu. Il confirme les conclusions du premier procès et il reconnaît le préjudice écologique. Les collectivités seront indemnisées à ce titre.
"Le jugement historique du 16 janvier 2008 est aujourd’hui non seulement confirmé mais amplifié. Les collectivités solidaires qui avaient interjeté appel crient aujourd’hui victoire au nom de tous leurs habitants, de leurs territoires et pour la défense de l’environnement. Les responsables sont désormais clairement identifiés et condamnés", se sont réjouis Jean-Yves Le Drian et Jacques Auxiette, présidents des Conseils régionaux de Bretagne et des Pays de la Loire, à l’issue du délibéré prononcé dans le procès en appel de l’Erika qui s’était déroulé du 5 octobre au 18 novembre 2009 au Palais de Justice de Paris.
"Ces atteintes ne pouvaient pas rester impunies"
La reconnaissance du préjudice écologique était un enjeu essentiel du procès de l'Erika : "La beauté de nos territoires et la faune qu’ils abritent n’ont pas de prix, c’est pourquoi les atteintes au patrimoine naturel ne pouvaient rester impunies", ont affirmé d’une seule voix les deux présidents de Région. "Désormais, ceux qui feront sciemment naviguer des navires poubelles près des côtes françaises et au large de nos rivages, sauront qu’ils s’exposent à une condamnation très lourde ; mais le combat pour la sécurisation du transport maritime se poursuit", ont conclu les élus régionaux.
La Bretagne et les Pays de la Loire ont obtenu chacune 3 millions d'euros en réparation de ce préjudice écologique. "Nous utiliserons cette somme pour faire plus encore et mieux encore en faveur de l’environnement et de la préservation des biodiversités".

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