Institut d’études avancées. Confronter les points de vue

A l'IEA, les chercheurs viennent des 4 coins du globe.
Venus des quatre coins du globe – Chine, Inde, Canada, Roumanie, Italie –, ils sont une vingtaine de chercheurs étrangers à avoir quitté leur université. Des projets plein la tête et une même destination : l’Institut d’études avancées (IEA) de Nantes.
C’est dans cet établissement flambant neuf en bord de Loire qu’ils vont pouvoir, pendant un an, approfondir leurs thèmes de recherche, libérés de leurs obligations professionnelles habituelles.
Parmi les premiers arrivés : Céline Lafontaine, professeur en sociologie à l’Université de Montréal, qui confirme l’intérêt de cette immersion. «On profite à la fois de l’émulation de cette communauté scientifique mais aussi de nos échanges en dehors du réseau traditionnel. Tout cela est très stimulant.» Car, loin d’être reclus dans leur tour d’ivoire, les résidents n’hésitent pas à confronter leurs approches avec celles de la communauté universitaire ligérienne.
Comme par exemple Céline Lafontaine qui a choisi d’explorer "Le corps immortel de la nanomédecine". Derrière ce terme un peu barbare se cache en fait un terrain d’études d’actualité. «Je m’intéresse à l’impact sociologique des médecines régénératrices. Elles soulèvent des questions d’ordre éthique. J’ai de la chance car en France la réflexion est très avancée, avec notamment un intense débat autour des prochaines lois de bioéthique.»
