Ils ont fait pousser le jardin de leurs rêves

"Le plaisir de voir ce que l'on a dessiné se réaliser."
À 17 ans, ils viennent de passer deux ans à concevoir puis réaliser un jardin pour l’Abbaye de Fontevraud. Deux élèves de première en section arts appliqués au lycée Léonard de Vinci à Montaigu témoignent de leur expérience avant l’inauguration du 27 juin.
Camille Perrot, 17 ans : «Fiers du travail accompli»
«Le début de ce projet a été difficile. On n’avait pas choisi le thème, qui nous a été imposé lors de notre arrivée en seconde. Toute cette première année, nous avons du coup beaucoup travaillé sur les jardins, mais de manière théorique, par le biais de recherches. C’était long et nous ne croyions pas vraiment qu’une réalisation finale soit possible.
C’est à partir de la 1ère que tout s’est débloqué. On a vu le projet avancer, se concrétiser. Nous avons passé une semaine à Fontevraud où nous avons développé à fond nos idées. C’était la première fois que nous avions un projet à défendre comme ça et on s’est battu pour nos propositions. La semaine a été vraiment chargée, et la présentation devant le jury avait un côté très impressionnant.
On a appris par cette expérience à garder la tête haute et à continuer d’avancer, même lorsqu’on nous dit non et qu’on nous impose des modifications de dernière minute.
Ce que je retiens également de ce travail, c’est le plaisir de voir ce qu’on a dessiné sur nos planches se réaliser en vrai. Ça apporte de la confiance. Nous sommes fiers de nous cette année.»
Dylan Bobineau, 17 ans : «Un résultat bluffant»
«Aujourd’hui, j’ai envie de continuer à suivre l’histoire du jardin, pour savoir comment il évolue, et s’il plait aux gens. Pourtant au départ j’ai eu une réaction assez froide à propos de ce sujet. C’était la première fois qu’on proposait un projet aussi long à une classe, mais son thème ne m’intéressait pas.
C’est à partir du moment où l’on a su que le jardin allait vraiment se concrétiser que j’ai commencé à me prendre au jeu. Et je dois dire que le résultat, une fois fini, est assez bluffant.
Nous avions un groupe soudé lors de cette expérience et on a tout affronté ensemble. Nous avions beaucoup de travail à faire. C’était assez éreintant. Mais nous avons fait une partie de la réalisation sur le terrain et j’ai trouvé ça plus agréable que de rester en salle d’art, et plus enrichissant. On nous a aussi laissé évoluer seuls, avec beaucoup plus d’autonomie que d’habitude.
Suite à la collaboration avec d’autres lycées et des professionnels*, ce qui me reste de cette aventure, c’est d’abord qu’il faut accepter l’idée qu’on ne peut pas tout faire. Enfin, j’ai aussi compris qu’il ne faut pas que je me fie toujours à ma première impression.»
