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L’ouverture du procès [COMPTE-RENDU AUDIENCE 1]

Lundi 12 février à 13h30 s’est ouverte la première audience du procès de l’ERIKA devant la 11ème chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris. Le procès se déroule dans la Salle des Criées, la plus grande salle du Palais de Justice, à laquelle il a cependant fallu ajouter une salle attenante (la première chambre) où l’audience est retransmise sur grand écran, notamment pour la presse.

Dans un premier temps, le président du tribunal, M. Parlos a fait prêter serment aux interprètes (le procès doit être traduit en italien et en anglais). Puis il a fait décliner nom et profession aux 11 personnes physiques et aux 4 représentants des personnes morales mises en examen avant de leur rappeler les faits qui leur sont reprochés.  Le capitaine du navire, Karun Mathur, était absent à l’audience.

Le président Parlos a ensuite  dressé la liste des parties civiles (en tout, près de 70) avec des défections et des constitutions en cours d’audience. Enfin, il a cité les témoins des prévenus et des parties civiles, et a donné le calendrier prévisionnel de leur passage à la barre.

La coordination des collectivités, a fait citer cinq témoins : un capitaine, deux professeurs de droit maritime et deux économistes (dont François Bonnieux, auteur du rapport de l’INRA). Ils devraient être entendus le 25 avril, sous réserve d’incidents d’audience ou de procédure.

Par ailleurs, le président Parlos a prévu 2 jours en avril qui seront consacrés au dommage et où les parties civiles pourront s’exprimer.

Après une suspension de 10 minutes, les prévenus ont soulevé des exceptions d’incompétence pour ce qui concerne le le délit de mise en danger de la vie d’autrui. Les avocats de Saverese, l’armateur (Me SUR) et de Pollara, le gestionnaire (Me Grellet) ont, dans la même lignée, soulevé que la loi pénale française ne pouvait s’appliquer en dehors du territoire français, alors que précisément le naufrage s’est produit en dehors des eaux territoriales.

Egalement, Me Soulez Larivière, conseil de la société TOTAL SA, s’est étonné de l’imprécision des faits qui sont reprochés à son client. Mais c’est surtout l’avocat de la société de classification italienne, le RINA, Me Metzner qui a retenu l’attention, en revendiquant pour son client une immunité de juridiction, en tant que délégataire de l’Etat de Malte, où l’Erika était immatriculé. Ensuite, les avocats des parties civiles (Me Varaut, Delplanque, Mignard et Chabert notamment) ainsi que le Procureur ont répondu à ces arguments. Pour terminer, en vertu des droits de la défense, ce sont les prévenus qui ont clos l’audience, aux alentours de 19h30.

Le Président Parlos dira mardi 13 s’il retient les demanbdes des prévenus. 

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