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Aléop : le car prend la voie rapide

C’est la rentrée pour les 130 000 élèves transportés chaque jour sur le réseau Aléop. Mais, cette année, la Région accélère aussi pour les actifs : cinq nouvelles lignes Car Express viennent renforcer une offre pensée pour rendre les déplacements domicile-travail plus simples, plus rapides… et capables de concurrencer la voiture.

Oubliez l’image du car qui s’arrête partout et met une éternité à rejoindre la ville. Avec ses lignes Express, Aléop change de rythme. Aux heures de pointe, les cars desservent moins d’arrêts, empruntent des itinéraires optimisés et peuvent ainsi gagner jusqu’à vingt minutes sur un trajet omnibus.

Cinq nouvelles lignes pour accélérer

« Notre conviction, c’est que les gens qui essayent le transport public l’adoptent », souligne Julien Bainvel, conseiller régional délégué aux mobilités de proximité. « Aujourd’hui, nous avons des cars de qualité, confortables, ponctuels, avec des temps de parcours compétitifs. Il faut faire évoluer l’image du car. » Résultat, sur certains axes, le temps de parcours devient franchement compétitif face à la voiture. Et une fois installé, fini le stress des embouteillages, du stationnement ou de la conduite : le trajet peut devenir un temps pour travailler, lire, se détendre… ou simplement regarder défiler le paysage.

Gagner du temps de trajet !

En 2026, cinq nouvelles liaisons Car Express viennent porter le réseau régional à 19 lignes rapides. En Maine-et-Loire, trois nouveautés entrent en service : Segré–Angers, avec cinq allers-retours quotidiens en 45 minutes au lieu de 55 ; La Flèche–Angers, en une heure contre une heure vingt ; et la nouvelle E408 entre Beaupréau et Cholet, parcourue en 35 minutes. À Beaupréau, la ligne vers Ancenis devient par ailleurs la 413 et s’étend jusqu’aux zones économiques du nord d’Ancenis, au plus près de plusieurs milliers de salariés.
En Loire-Atlantique, l’offre Express poursuit également son développement. La E313 entre Saint-Philbert-de-Grand-Lieu et Nantes propose désormais jusqu’à un car toutes les quinze minutes en heure de pointe, pour un trajet d’environ 25 minutes. Sur la côte, la E315 relie Pornic à Saint-Nazaire en 39 minutes.

Essayer pour adopter

« Tout ce que nous faisons vise à proposer une alternative réellement compétitive à la voiture », poursuit Julien Bainvel. « L’objectif est d’augmenter l’offre et d’être au plus près des besoins des habitants, notamment dans les territoires ruraux et périurbains. » Cars récents, confort à bord, véhicules électriques sur certains axes, correspondances avec le TER, le vélo ou le covoiturage : la Région veut faire du car un réflexe du quotidien, et non plus une solution par défaut.

Moins d’arrêts, plus de temps pour soi

Le message de cette rentrée est simple : pour aller travailler, pourquoi ne pas essayer ? Un trajet plus direct, du temps retrouvé et, peut-être, une nouvelle habitude à adopter.
Enfin, la rentrée, c’est aussi celle des 130 000 élèves transportés par Aléop à travers 3 200 circuits et 12 000 points d’arrêt. Un service public de proximité dont le coût réel atteint environ 1 300 euros par élève et par an, financé à plus de 85 % par la Région. Pour les familles, l’abonnement annuel s’élève à 171 euros, soit environ un euro par jour de scolarité.

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