Face à la crise, la Région aux côtés des universités, des étudiants et des chercheurs

À situation exceptionnelle, aides exceptionnelles. Début juillet, la Région a voté un Plan de relance doté de 332 millions d’euros pour soutenir les Ligériens. Entre aide financière aux universités et soutien aux emplois scientifiques, l’enseignement supérieur et la recherche ne sont pas en reste.

 « La crise se prolongeant, nous avons souhaité leur apporter une aide concrète en votant début juillet dans le cadre du Plan de relance, une enveloppe complémentaire de 450 000 euros pour les trois universités de Nantes, Angers et Le Mans, pour lutter contre la fracture numérique », souligne Stéphanie Houël, conseillère régionale déléguée à l’enseignement supérieur, la recherche et l’innovation. Aussi, les universités ont dû repenser, en un temps record, les modèles d’apprentissage et d’évaluation des connaissances, adapter leurs outils pédagogiques et numériques, et renforcer leurs réseaux, par un accès au très haut débit. Mise à disposition des étudiants en difficulté d’ordinateurs, de clés 4G, de cartes SIM pour renforcer l’accessibilité́ et le travail à distance… Des investissements importants ont été ralisés, soutenus par la Région, pour ne pas laisser personne sur le bord de la route. « Notre volonté est que les universités puissent continuer à mettre en œuvre les nouvelles méthodes pédagogiques et permettre ainsi à nos étudiants de poursuivre leur cursus dans les meilleures conditions », a complété Stéphanie Houël.

Lutte contre la fracture numérique

L’Université de Nantes a ainsi bénéficié d’une aide de 125 000 euros. « La lutte contre la fracture numérique est au cœur du Plan spécifique d’un million d’euros que nous avons mis en place cette année sur le numérique », explique Francky Trichet, vice-président de l’Université de Nantes délégué au numérique et nouveaux usages.

« Ce plan s’est traduit concrètement par la création du Pass numérique, destiné à accompagner les étudiants les plus fragiles, dans l’acquisition d’équipements informatiques et d’abonnements à une connexion internet. La Région est un partenaire essentiel sur de multiples actions et notamment sur le champ du numérique. Elle a de nouveau répondu présente dans la gestion de cette urgence liée à la crise. On mesure en cette rentrée universitaire particulière l'enjeu de cette mobilisation auprès des étudiants. »

Un soutien fort au monde universitaire

Face au reconfinement, pour protéger ses étudiants, la Région agit pour les accompagner et éviter ainsi tout décrochage. Elle débloque ainsi des aides d’urgence et renforce son bouclier anti-crise dans les universités :

  • Lutte contre la précarité financière et numérique : la Région mobilise 400 000€ supplémentaires pour lutter contre la précarité numérique des étudiants des trois universités ligériennes. Des ordinateurs portables seront notamment distribués aux étudiants en difficulté. Par ailleurs, la Région a décidé de maintenir intégralement le versement des bourses Envoléo aux étudiants qui ont dû écourter ou annuler leur séjour ou leur stage à l’étranger.
  • Soutien psychologique aux étudiants en détresse : la Région mobilise 300 000€ supplémentaires pour amplifier les dispositifs de soutien psychologique aux étudiants isolés ou en détresse dans les universités.
  • Prévention du décrochage :  la Région finance de nouveaux appels à projets pour aider les universités à déployer des actions innovantes.

Un soutien fort aux emplois scientifiques

Laboratoires fermés, terrains d'expérimentation inaccessibles… Le confinement et la crise sanitaire impactent également de façon significative le travail des doctorants. Pour un grand nombre d'entre-eux, ils n'ont pu poursuivre leurs travaux ou soutenir leur thèse, dans les délais initiaux des conventions passées. La Région des Pays de la Loire, qui cofinance dans le cadre d’un appel à projets dédié, une cinquantaine de thèses par an - pour un montant total de 2,7 millions d'euros - a souhaité leur venir en aide en prenant en charge la prolongation de contrats doctoraux, à raison de deux mois d'allocations doctorales à 100 % pour les trois universités de Nantes, Angers et Le Mans, et deux mois à 50 % pour les autres établissements et organismes. 56 contrats doctoraux ont ainsi été abondés pour un montant total de 224 000 euros.

Un dispositif régional "Allocations de thèses cofinancées"

Pour Philippe Simoneau, vice-président de l'Université d'Angers délégué à la recherche, « c’est la reconnaissance de l’impact de la crise sanitaire sur les travaux de recherche et plus particulièrement sur les travaux des étudiants en thèse de doctorat. » L’Université d’Angers accueille actuellement neuf doctorants bénéficiant du dispositif régional "Allocations de thèses cofinancées". « Cette aide est pertinente », poursuit-il, « car ciblée sur les plus vulnérables. Nous avons conscience qu’il s’agit d’un effort important de la Région. De plus, la Région, comme l’Agglomération d’Angers qui nous soutient dans les mêmes conditions, ont pris la mesure de l’urgence et nous ont apporté une réponse rapide face à une situation anxiogène pour certains de nos doctorants. »

Prolongation des conventions

Les doctorants ne seront pas les seuls à bénéficier d’une aide exceptionnelle car les projets de recherche sont soutenus par la Région peuvent également bénéficier de conditions adaptées grâce à la souplesse accordée par la Région sur l'utilisation des fonds dédiés au programme. Globalement, pour les projets en cours, dès lors que les travaux de recherche le nécessitaient, la Région a accepté de prolonger les conventions de six mois supplémentaires et d’assurer la fongibilité des crédits. « C’est un délai important » souligne Philippe Simoneau, « car au-delà de la question du financement, le temps est une composante essentielle pour la recherche en plus du financement. »